Pickpocket 300x227 ECONOMIES DE VOYAGE : EVITER LES PICKPOCKETS

J’ai été éloigné de la blogosphère puisque mes débuts (ou plutôt mon retour) à Buenos Aires ne sont pas passés comme une lettre à la poste.

On a beau prendre de l’expérience, on reste parfois encore naïf par moment, d’où le titre du post.

Après une semaine, j’ai déjà eu le privilège de soutenir l’économie souterraine argentine en me faisant voler mon portefeuille dans le métro. J’étais au courant de ces pratiques; elles existent aussi en Europe et je suis généralement plus attentionné dans le métro.

Mais là j’ai vraiment eu affaire à un professionnel. Je l’avais pourtant détecté à côté de moi : homme en belle chemise, élégant, la quarantaine, les cheveux bien peignés en arrière. Ce qui m’avait mis la puce à l’oreille c’était le fait qu’il tenait autour de son avant-bras une veste noire alors que la chaleur était étouffante. Il était un peu trop proche de moi à mon goût et je vérifiais par deux fois mes poches. En sortant de la station de métro, je m’aperçus que David Copperfield avait sévi, et malgré ma méfiance, mon portefeuille s’était échappé de ma poche.

A vrai dire, je m’en sors pas trop mal. Au final, Je perds environ 100 pesos argentins, 40 euros, mon carnet de vaccination, une photocopie de passeport, une carte de crédit et un portefeuille imitation pneu du garage de ma ville natale. Sur le moment on se sent très c… Mais au final, c’est juste de l’argent (ennuyeux certes) et cela aurait pu être beaucoup plus dommageable si mon vrai passeport s’était trouvé dedans.

Au moins, l’expérience m’a appris quelques bases. Mettre son passeport en lieu sûr en est une. Je garde sur moi une photocopie si nécessaire et j’ai un scan du passeport dans ma boîte email. Ma carte de crédit moneybookers a disparu mais fort heureusement, je suis parti avec trois cartes différentes, il me reste une carte française et une carte anglaise. Je ne me rerouve donc pas à court de cash.

Je suis locataire depuis deux jours d’un joli studio dans le quartier de San Telmo (le quartier bohème Buenos Aires). La recherche fut extrêmement malchanceuse mais cela est une autre histoire. Après tout, les meilleurs souvenirs sont rarement des longs fleuves tranquilles.